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Allie's Closet

L’enfer, c’est les autres… et le polyester

2026-04-16

L’enfer, c’est les autres… et le polyester

Il y a des vérités qui traversent le temps.
Quand Jean-Paul Sartre écrit « l’enfer, c’est les autres » dans Huis clos, il ne savait pas encore qu’un jour, l’humanité inventerait… le polyester. Et pourtant, difficile aujourd’hui de ne pas compléter la formule.


Le polyester : cette erreur brillante

Créé pour être pratique, résistant, infroissable… le polyester coche toutes les cases.Sauf celles qui comptent vraiment.
Il ne respire pas.
Il retient la chaleur.
Il transforme le corps en sauna ambulant.

C’est un tissu qui ne vit pas, et qui vous le fait payer.


Une expérience sensorielle douteuse

Porter du polyester, c’est entrer dans une relation étrange avec son propre corps.
Vous avez chaud, mais d’une chaleur enfermée.
Vous transpirez, mais sans évacuation.
Vous bougez… et le tissu vous rappelle qu’il est là.

Ce n’est pas un vêtement : c’est une cohabitation forcée avec du plastique.


Les autres : version textile

Et puis il y a les autres.

Dans un métro bondé, en plein été, quelqu’un porte du polyester. Vous ne le savez pas encore… mais vous allez le comprendre.

Très vite.

Le polyester amplifie tout : la chaleur, les odeurs, la proximité. Il devient un vecteur social. Un multiplicateur d’inconfort collectif.


Sartre avait-il raison ?

Dans Huis clos, l’enfer n’est pas une question de flammes, mais de présence. Les autres nous renvoient à nous-mêmes, sans échappatoire. Le polyester fait exactement la même chose.
Impossible de l’oublier.
Impossible de l’ignorer.
Impossible de respirer tranquillement.

C’est une présence constante, insistante, presque philosophique.


Le paradoxe moderne

Et pourtant, il est partout : dans les vêtements de sport, dans la fast-fashion, dans les costumes “pratiques”. Pourquoi ? Parce qu’il est peu coûteux, facile à produire et incroyablement résistant.

En effet, le polyester ne disparaît pas. Il persiste. Un peu comme certaines personnes.


Conclusion : une double peine

L’enfer, ce n’est pas seulement les autres. C’est les autres… dans des chemises en polyester.

C’est la chaleur qui colle, l’air qui ne circule plus, et cette sensation diffuse que quelque chose, quelque part, a mal tourné.

Alors oui, Sartre avait raison. Mais il manquait une variable essentielle : l’enfer, c’est les autres… et ce qu’ils portent.

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